QUESTIONS RÉPONSES
Santé sexuelle au féminin

1. Quel est le meilleur moment pour parler de mes problèmes sexuels ?

Bien garder à l’esprit qu’avoir une bonne sexualité c’est, tout d’abord, avoir une bonne santé physique et mentale.
En tant que praticien, il faut également être conscient du fait que des troubles sexuels peuvent exister bien avant les premiers signes manifestes de la maladie (dysfonctions érectiles, troubles de la lubrification 3 à 5 ans avant la découverte de maladies cardiovasculaires par exemple). Ces dysfonctions peuvent être donc d’excellents indicateurs de dépistage et de suivi dans certaines pathologies.
Les troubles du désir sont des symptômes phares de ces signes sentinelles car le désir fait appel à nos ressources énergétiques, les mêmes qui vont être mises à mal par une pathologie en progression, sans oublier l’impact psychologique éventuel de ces maladies sur l’individu, perturbant encore plus la sexualité.
Restez très attentif en tant que praticien face à des plaintes sexuelles et n’hésitez pas à faire les bilans nécessaires. Des  recommandations sont mise en place pour certaines pathologies (élaborées par des sociétés savantes et l’HAS).

2. A qui puis-je en parler ?

Ma maladie cancéreuse, elle-même, vient perturber l’équilibre psychique et  physique de l’individu; la sexualité se réfère à un bon état général avant tout.
La chimiothérapie dont l’impact, direct et indirect, ne laisse souvent aucun recours à une sexualité épanouie.
Nous sommes face à une lutte pour la survie de l’individu, la place de la sexualité est donc repoussée à d’autres échéances.
Il n’en reste pas moins que la personne atteinte d’un cancer a besoin d’encore plus de moments d’affection, de tendresse et d’intimité. Le sentiment d’insécurité est tel que la notion de couple trouve tout son sens.
La littérature a prouvé que les personnes vivant en couple ont un meilleur pronostic face au cancer que les personnes vivant seules.

3. Comment trouver les bons mots pour parler de ça ?

Premier empêchement à l'excitation amoureuse : les états anxio-dépressifs. L'anxiété, le stress, l'angoisse sont les premiers inhibiteurs de la sexualité, un moral insuffisant ou dépressif affaiblit le désir. Lorsque l'épisode dépressif est avéré, il y a nécessité de le soigner car il s'agit d’un épisode bio-psychologique qui se « guérit » avec des médicaments bien spécifiques : les antidépresseurs. Cependant, et malheureusement, beaucoup d'antidépresseurs sont prescrits alors que le patient n'est pas en épisode dépressif. Ils sont alors souvent source de gêne et même de perturbation du désir.
Dans le cas d'un épisode dépressif avéré, les antidépresseurs sont au contraire efficaces pour stabiliser le moral et diminuer l'angoisse. Ils sont alors utiles pour restaurer le désir. La façon de prescrire ces produits est tout à fait importante, en expliquant par exemple leur action et notamment le fait qu’ils ne modifient pas le désir s'ils sont prescrits à bon escient. Les antidépresseurs modifient néanmoins une autre phase de la sexualité, souvent confondue avec le désir : le plaisir. En effet, tous les antidépresseurs retardent l'accès à l'orgasme qui est parfois plus difficile à obtenir. Si cela est bien expliqué, avec des consignes sexologiques, on peut concilier la nécessité de poursuivre le traitement et le retour d'une sexualité jouissive.

4. J’ai l’impression que mon médecin ne veut pas parler de ça…

Toute relation affective se base sur une certaine confiance et une notion de sécurité. La maladie est souvent vécue comme un élément d’insécurité au sein du couple. Elle est fréquemment source de perturbation émotionnelle défavorable, de difficultés à surmonter les épreuves et la problématique de la contamination des IST se pose parfois.
Il est difficile d’établir un lien affectif durable dans un contexte d’insécurité comme les problèmes financiers, les problèmes familiaux, les problèmes de santé, etc. Souvent, il est préférable de révéler les problématiques anxiogènes une fois le lien mis en place. Mais cela est difficile à évaluer et le praticien doit laisser la décision à la patiente qui doit faire face à sa morale, sa culpabilité, ses convictions en la matière. Elle aura souvent besoin de soutien psychothérapique, surtout basé sur le développement de la confiance en soi.
Il ne faudra pas oublier également d’évaluer d’éventuels éléments dépressifs.

5. Quand je lui en parle, il me dit que c’est dans la tête…

L’aspect physique est un élément important de la séduction surtout chez la femme. La maladie peut avoir laissé ses stigmates bien en évidence. Il faudra jouer d’inventivité pour dissimuler ses cicatrices, sa poche de stomie, sa chambre implantable, etc.
Les associations de patients et internet sont des sources d’inspiration pour trouver des caracos, des perruques, des poches de stomie plus « esthétiques », etc.
Le médecin doit être sensibilisé à cette problématique pour ne pas laisser des patientes s’isoler socialement, affectivement et pour l’orienter vers des réseaux adéquats.

6. Pensez-vous qu’il faut que je rencontre un spécialiste ?

L’aspect physique est un élément important de la séduction surtout chez la femme. La maladie peut avoir laissé ses stigmates bien en évidence. Il faudra jouer d’inventivité pour dissimuler ses cicatrices, sa poche de stomie, sa chambre implantable, etc.
Les associations de patients et internet sont des sources d’inspiration pour trouver des caracos, des perruques, des poches de stomie plus « esthétiques », etc.
Le médecin doit être sensibilisé à cette problématique pour ne pas laisser des patientes s’isoler socialement, affectivement et pour l’orienter vers des réseaux adéquats.

7. Un sexologue, cela sert à quoi ?

L’aspect physique est un élément important de la séduction surtout chez la femme. La maladie peut avoir laissé ses stigmates bien en évidence. Il faudra jouer d’inventivité pour dissimuler ses cicatrices, sa poche de stomie, sa chambre implantable, etc.
Les associations de patients et internet sont des sources d’inspiration pour trouver des caracos, des perruques, des poches de stomie plus « esthétiques », etc.
Le médecin doit être sensibilisé à cette problématique pour ne pas laisser des patientes s’isoler socialement, affectivement et pour l’orienter vers des réseaux adéquats.

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