Parcours formation : pourquoi cette thématique ?

Pourquoi cette initiative ?

Des inégalités marquées dans de nombreux domaines, y compris dans le domaine de la santé…

En 1875, Madeleine Bres devient la première femme française médecin alors même que le milieu médicale reste à l’arrivée des femmes :

« La femme ne peut prétendre parcourir sérieusement une carrière médicale (…) qu’à la condition de cesser d’être femme : de par les lois physiologiques, la femme médecin est un être douteux hermaphrodite ou sans sexe, en tout cas un monstre. Libre maintenant à celles que tentera cette distinction de chercher à l’acquérir. »

Journal de Médecine et de Chirurgie Pratique. Juin 1875

Il y a plus de femmes que d’hommes dans le domaine de la santé et notamment après 20 ans.

Il n’existe toujours pas de parités dans les essais cliniques. Au risque de ne pas évaluer l’efficacité et la toxicité d’une nouvelle molécule au sein de la population féminine surtout dans le cadre de pathologies chroniques.

Moins d’un tiers de femmes étaient incluses dans les essais cardiovasculaires publiés entre 1997 et 2009 dans 3 revues majeures*

* Tsang W et al. J Gen Intern Med 2012; 27 (1):93-8

Les femmes ont une espérance de vie supérieure à celle des hommes en France (85 ans versus 78,9 ans en 2015) mais cet écart tend à diminuer.

1. Fourcade N et al. Etudes et résultats. Drees 2013 N° 34  2. Insee, Bilan démographique et situation démographique – Données arrêtées à fin 2015
1. Fourcade N et al. Etudes et résultats. Drees 2013 N° 342. Insee, Bilan démographique et situation démographique – Données arrêtées à fin 2015

En dépit de cette espérance de vie plus importante :

– Elles vivent avec davantage d’incapacités dans la vie quotidienne
(difficultés pour les soins personnels, limitation d’activité en général…)

– Elles se perçoivent en moins bonne santé

– Le risque de dépression et les tentatives de suicide sont majorées d’un facteur 1,5 à 2 et ce quel que soit l’âge.

Fourcade N et al. Etudes et résultats. DREES 2013 N° 34.
La santé des femmes en France. DREES 2009

Les raisons évoquées :

– Un renoncement aux soins plus fréquent chez les femmes (16,5 %) que chez les hommes (11,7 %)
– Un taux de précarité plus élevé (55 % des bénéficiaires de CMU sont des femmes)
– Sans oublier les violences faites aux femmes (mise en place d’un plan de santé publique sur 2014/2016)

La femme a une aptitude naturelle à prendre soin de l’autre :

– Jouant un rôle majeur dans la gestion de la santé de la famille (elle est notamment au premier plan dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes), elle a tendance à oublier sa propre santé.

Notamment lié au rapprochement des comportements masculins et féminins (désordres alimentaires, tabac, alcool, stress, perturbations endocriniennes liées à l’environnement, comportements sexuels…) favorisant la croissance de certaines pathologies (cardiométaboliques, oncologiques, rhumatologiques…)

– Taux de mortalité* : diminue chez l’homme (9,1/1000) et augmente chez la femme (8,5/1000)
– Première cause de mortalité chez la femme : les maladies cardiovasculaires qui tuent 7 fois plus que le cancer du sein**

* INSEE, état civil et estimation de population à fin décembre 2013
** Données 2011 du Centre d’Epidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC), INSERM

En quoi ce programme est-il innovant ?

7 sociétés savantes se sont associées :

Pour développer un programme de formation visant à :

Un partenariat pour lutter ensemble contre les facteurs de risque qui impactent la santé des femmes pour mieux les prévenir

Une initiative multidisciplinaire qui s’inscrit résolument dans la durée :