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VHC et désir d'enfant

Dr Epelboin

L’apparition des AAD (antiviraux à action directe) et la décision d’accès universel à ces traitements pour toutes les personnes porteuses d’une hépatite C active a révolutionné la problématique de l’hépatite C, de la grossesse et de la fertilité.
Chez les femmes porteuses de l’hépatite C, il y a une augmentation de la prématurité et du retard de croissance intra-utérin, risque étroitement corrélé au niveau de virémie de la femme, d’où l’importance de traiter l’hépatite C.
L’AMP (assistance médicale à la procréation) est autorisée en France pour les couples porteurs du virus de l’hépatite C (VHC), comme pour les couples porteurs d’un autre virus tel que l’hépatite B, mais doit répondre à un certain nombre de critères d’inclusion.
La transmission du VHC est faible et il n’y a pas de vaccination disponible pour le partenaire. La transmission mère-enfant est importante, aux alentours de 5 % et majorée en cas de co-infection avec le VIH.
Le retard de croissance intra-utérin et la prématurité – les deux complications majeures connues pour les grossesses de femmes porteuses du VHC – ne sont pas retrouvés après AMP, probablement en raison du bon contrôle virologique exigé avant toute prise en charge d’AMP.