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Dr Jean Marc Bhobot

Microbiote vaginal

Le microbiote vaginal (ou autrefois la flore de Döderlein) est représenté en majorité par des colonies bactériennes de lactobacilles comportant plusieurs souches, ainsi que d’autres micro-organismes comme des champignons, des levures microscopiques et des bactéries anaérobies, qui vont se développer en cas de déséquilibre de la flore vaginale.
Le microbiote varie d’une femme à l’autre et va évoluer tout au long de la vie. Il dépend de l’imprégnation œstrogénique et va changer à la pré-ménopause et à la ménopause, avec aussi des variations physiologiques liées aux règles, à la prise de certains médicaments, à l’hygiène locale.
On parle de dysbiose vaginale en cas de rupture de l’équilibre du microbiote vaginal. Elle est caractérisée par une baisse de la quantité des lactobacilles, d’où l’émergence d’un certain nombre de bactéries anaérobies pouvant provoquer une vaginose bactérienne.
Les principales causes de dysbiose vaginale sont l’hypoestrogénie, la prise de contraceptifs très faiblement dosés, le tabac et ce, dès quatre cigarettes, qui provoque une hypoestrogénie, ainsi que les nombreux composants toxiques du tabac qui peuvent nuire au bon fonctionnement des cellules vaginales.
La mesure du pH vaginal est un geste simple qui permet de voir si le microbiote est équilibré, c’est-à-dire quand le pH se situe entre 3,5 et 4,5.
En cas de dysbiose vaginale symptomatique, le recours aux traitements anti-infectieux locaux (ovules antifongiques, voire cures courtes d’antibiotiques), est de plus en plus associé à des correcteurs de la flore, notamment des probiotiques qui aident à rétablir un bon équilibre de la flore vaginale.