< Toutes les paroles d'experts

Pr Cochand-Priollet

Le dépistage du cancer du col utérin et l’infection génitale à papillomavirus (HPV) chez la femme

Le dépistage du cancer du col utérin repose désormais sur un dépistage organisé (et non plus volontaire), avec convocation des femmes par une lettre d’invitation et prise en charge financière du frottis sans avance de frais.
Ce dépistage organisé concerne toutes les femmes de 25 à 65 ans, à partir d’un frottis cervico-utérin en milieu liquide de préférence. Son intérêt est de pouvoir proposer des frottis cervico-utérins à des femmes qui n’en faisaient pas et d’assurer le suivi avec transmission des résultats à des centres régionaux de gestion des données.
Le développement des auto-prélèvements est également envisagé afin qu’un maximum de femmes bénéficient de ce dépistage organisé.
Le dépistage organisé est encore basé en France sur le frottis cervico-utérin et non sur un test HPV en dépistage primaire – le temps que le dépistage organisé se mette en place – sachant qu’un test HPV positif est simplement un facteur de risque, mais ne traduit pas nécessairement la présence d’une lésion.
Le test HPV haut risque primaire est actuellement l’objet de discussions à la HAS en vue de sa mise en place dans le cadre d’un dépistage organisé du cancer du col utérin, auquel cas le frottis cervico-utérin restera en seconde intention si les tests HPV sont positifs.