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Maladies chroniques

Variables étudiées

Dans cette analyse, la comparaison Hommes/Femmes porte sur les maladies chroniques suivantes, définies telles que :

  • Accident Vasculaire cérébral (AVC) : un diagnostic d’AVC au cours de la vie (oui/non) ; sources Questionnaire Médecin / ALD / PMSI
  • Infarctus du myocarde (IDM)/Angine de poitrine : un diagnostic d’IDM/Angine de poitrine au cours de la vie (oui/non) ; sources Questionnaire Médecin / ALD / PMSI
  • Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs (AOMI) : un diagnostic d’AOMI au cours de la vie (oui/non) ; sources Questionnaire Médecin / PMSI
  • Diabète : un diagnostic de diabète au cours de la vie (oui/non) ; sources Auto-questionnaire Mode de Vie et Santé /Questionnaire Médecin / ALD / Données paracliniques
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) : un diagnostic de BPCO au cours de la vie (oui/non) ; sources Auto-questionnaire Mode de Vie et Santé /Questionnaire Médecin / PMSI
  • Asthme : un diagnostic d’asthme au cours de la vie (oui/non) ; sources Auto-questionnaire Mode de Vie et Santé /Questionnaire Médecin / PMSI
  • Troubles musculosquelettiques (TMS) : un diagnostic de TMS au cours de la vie (oui/non) ; source Auto-questionnaire Mode de Vie et Santé
  • Polyarthrite rhumatoïde (PR) : un diagnostic de PR au cours de la vie (oui/non) ; source SNIIRAM
  • Ostéoporose : un diagnostic d’ostéoporose au cours de la vie (oui/non) ; source SNIIRAM
  • Cancer des poumons : un diagnostic de cancer des poumons au cours de la vie (oui/non) ; source SNIIRAM
  • Mélanome : un diagnostic de mélanome au cours de la vie (oui/non) ; source SNIIRAM
  • Cancer de la vessie : un diagnostic de cancer de la vessie au cours de la vie (oui/non) ; source SNIIRAM
Résultats commentés
Maladies chroniques

1. Pathologies cardiovasculaires

  • Accident vasculaire cérébral


La fréquence de l’accident vasculaire cérébral (AVC) est moins élevée chez les femmes que chez les hommes (0,8% vs. 1,2%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et sur le niveau de diplôme, la différence hommes-femmes reste significative et être une femme serait un facteur protecteur d’AVC (ORa=0,72 [0,61-0,87] p<0,001). Après ajustement sur le niveau de diplôme seulement, la différence se maintien uniquement pour les personnes âgées de 60 ans et plus : le risque d’AVC est 1,5 moins élevé pour une femme que pour un homme (ORa (60 ans et plus) =0,66 [0,52-0,84] p<0,001).

Accident vasculaire cérébral femmes hommes à partir de 60 ans
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme et le test est significatif pour les 60 ans et plus avec p<0.001

  • Infarctus du myocarde/Angine de poitrine

La fréquence de l’infarctus du myocarde (IDM) est moins élevée chez les femmes que chez les hommes (0,6% vs. 3,1%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et le niveau de diplôme, la différence hommes-femmes persiste : être une femme serait un facteur protecteur d’IDM (ORa=0,21 [0,17-0,25] p<0,001). A diplôme égal, cette différence est retrouvée dès 30 ans et semble augmenter avec l’âge : entre 45 et 59 ans, l’occurrence d’IDM est 3 fois moins élevée chez les femmes que chez les hommes (ORa=0,30 [0,22-0,40] p<0,001), et elle est 5 fois moins élevée à partir de 60 ans (ORa=0,18 [0,14-0,22] p<0,001).

Infarctus du myocarde angine de poitrine femmes 30
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 30 – 44 ans avec p<0.01, pour les 45 – 59 ans avec p <0.001 et pour les 60 ans et plus avec p<0.001

  • Artériopathie oblitérante des membres inférieurs

La fréquence de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) est moins élevée chez les femmes que chez les hommes (0,1% vs. 0,7%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et le niveau de diplôme, la différence hommes-femmes reste significative : être une femme serait un facteur protecteur d’AOMI (ORa=0,24 [0,16-0,34] p<0,001). À diplôme égal, cette différence en faveur des femmes se maintient dans les classes d’âge plus élevées et semble s’intensifier avec l’âge : entre 45 et 59 ans, le risque d’AOMI est près de 3 fois moins élevé que chez les hommes (ORa=0,37 [0,18-0,70] p<0,01), et il près de 5 fois moins élevé à partir de 60 ans (ORa=0,21 [0,13-0,32] p<0,001).

Artériopathie oblitérante des membres inférieurs
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 30 – 44 ans avec p < 0.01, pour les 45 – 59 ans avec p < 0.01 et pour les 60 ans et plus avec p < 0.001

2. Diabète

Le diabète est moins fréquent chez les femmes que chez les hommes (2,5% vs. 6,1%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et le niveau de diplôme, la différence hommes-femmes se maintien : être une femme serait un facteur protecteur de diabète (ORa=0,41 [0,37-0,45] p<0,001). À diplôme égal, l’effet protecteur féminin n’est pas retrouvé chez les moins de 45 ans et s’intensifierait ensuite avec l’âge : entre 45 et 59 ans, le risque de diabète est 2 fois moins élevé chez les femmes que chez les hommes (ORa=0,46 [0,39-0,54] p<0,01), et il est près de 3 fois moins élevé à partir de 60 ans (ORa=0,34 [0,30-0,38] p<0,001).

Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 45 – 59 ans avec p <0.01 et pour les 60 ans et plus avec p<0.001

3. Pathologies respiratoires

  • Bronchopneumopathie chronique obstructive

Les fréquences de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont comparables entre les femmes et les hommes (2,5% et 2,4%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et le niveau de diplôme, l’absence de différence hommes-femmes semble confirmée : il n’est pas retrouvé d’association significative entre le sexe et la survenue d’une BPCO (ORa=1,08 [0,96-1,21]). Cependant, à diplôme égal et selon l’âge, une différence homme-femme est observée et notamment entre 18 et 29 ans, le risque de BPCO étant 1,7 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes (ORa=1,74 [1,08-2,89] p<0,05).

Bronchopneumopathie chronique obstructive : une différence hommes-femmes variable selon l'âge
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 18 - 29 ans avec p <0.05 et pour les 60 ans et plus avec p<0.001

  • Asthme

Les fréquences d’asthme sont comparables entre les femmes et les hommes (10,2% et 9,8%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et le niveau de diplôme, l’absence de différence hommes-femmes est confirmée (ORa=1,02 [0,97-1,09]). À diplôme égal, la différence homme-femme est majeure à partir de 60 ans et est en défaveur des femmes : le risque d’asthme est 1,2 fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes (ORa=1,24 [1,09-1,40] p<0,001).

Asthme : une fréquence augmentée chez les femmes à partir de 60 ans
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 30 – 44 ans avec p <0.05 et pour les 60 ans et plus avec p<0.001

4. Pathologies ostéoarticulaires

  • Troubles musculosquelettiques

Les femmes sont plus nombreuses à déclarer au moins 1 trouble musculosquelettique (TMS) par rapport aux hommes (92,5% vs. 89,8%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et le niveau de diplôme, la différence hommes-femmes reste significative : être une femme est un facteur favorisant de TMS (ORa=1,42 [1,33-1 ,51], p<0,001). Cette relation est retrouvée pour toutes les classes d’âge, à niveau de diplôme égal, et est maximal pour les femmes de plus de 60 ans (ORa=1,56 [1,38-1,77], p<0,001).

Trouvbles musculosquelettiques plus fréquents chez les femmes
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 18 – 29 ans avec p<0.01, les 30 – 44 ans avec p <0.001, les 45 – 59 ans avec p<0.001 et pour les 60 ans et plus avec p<0.001

A âge et diplôme équivalents, 2 fois plus de femmes rapportent 5 à 6 TMS au cours des 7 derniers jours (ORa=2,12 [1,93-2,32], p<0,001).
Au cours des 12 derniers mois, le nombre de TMS est plus important chez les femmes que chez les hommes, à âge et diplôme équivalents (3,1 ± 1,7 TMS vs. 2,6 ± 1,7 TMS, p<0,001, respectivement).

  • Polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est peu fréquente, chez les femmes comme chez les hommes (0,5% vs. 0,3%, respectivement).  A âge et diplôme équivalents, une différence hommes-femmes est retrouvée : les femmes présentent près de 2 fois plus de PR que les hommes (ORa=1,8 [1,35-2,42], p<0,001).

Polyarthrite rhumatoïde plus fréquente chez les femmes
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 45 – 59 ans avec p<0.01

  • Ostéoporose

L’ostéoporose est nettement plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (1,7 % et 0,2%, respectivement). Après ajustement sur l’âge et le niveau de diplôme, la différence hommes-femmes se maintien :  les femmes ont un risque d’ostéoporose 10 fois plus important (ORa=9,79 [7,34-13,20], p<0,001). Après ajustement sur le seul niveau de diplôme, cette différence semble augmenter avec l’âge (45-59 ans : ORa=6,79 [3,23-16,47], p<0,001; 60 ans et plus : ORa=10,32 [7,54-14,31], p<0,001).

Ostéoporose : fréquence augmentée chez les femmes à partir de 45 ans
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 45 – 59 ans avec p<0.001 et pour les 60 ans et plus avec p<0.001
(0 cas avant 30 ans)

5. Cancers

  • Cancer des poumons

Les fréquences de cancer des poumons sont comparables entre les femmes et les hommes (0,1% et 0,2%, respectivement). A âge et diplôme égaux, il n’est pas retrouvé de différence de risque de cancer des poumons entre les femmes et les hommes (ORa=0,64 [0,39-1,05]). De même, après ajustement sur le niveau de diplôme uniquement, aucune différence n’est observée dans les différentes classes d’âge.

Cancer des poumons aucune différence hommes femmes quelque soit l'^age
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est non significatif pour l’ensemble de la population.
(0 cas avant 30 ans)


  • Mélanomes

Les fréquences des mélanomes sont comparables entre les femmes et les hommes (0,2% et 0,2%, respectivement). A âge et diplôme égaux, il n’est pas retrouvé de différence de risque de mélanomes entre les femmes et les hommes (ORa=1,18 [0,79-1,75]). De même, après ajustement sur le niveau de diplôme uniquement, aucune différence n’est observée dans les différentes classes d’âge.

Mélanome aucune différence hommes femmes quel que soit l'âge
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est non significatif pour l’ensemble de la population.

  • Cancer de la vessie

La fréquence du cancer de la vessie est moins élevée chez les femmes que les hommes (0,1% vs. 0,3%, respectivement). A âge et diplôme égaux, la différence hommes-femmes est significative : les femmes ont un risque de cancer de la vessie plus faible que les hommes (ORa=0,23 [0,13-0,4], p<0,001). Après ajustement sur le niveau de diplôme, cette différence est uniquement observée chez les 45 ans et plus. En effet, entre 45 et 59 ans, les femmes ont un risque de présenter un cancer de la vessie diminué de 85% par rapport aux hommes (ORa=0,15 [0,03-0,51], p<0,001) et à partir de 60 ans, ce risque est diminué de 72% (ORa=0,28 [0,14-0,52], p<0,001).

Caner de la vessie moins fréquent chez les femmes
Les OR sont ajustés sur le niveau de diplôme.
Le test est significatif pour les 45 – 59 ans avec p<0.001 et pour les 60 ans et plus avec p<0.001
0 cas avant 30 ans.