Baromètre Santé des femmes

Un baromètre pour tout savoir sur l’état de santé des femmes aujourd’hui en France

Objectifs

Ce baromètre vise à faire une radiographie à 360° de l’état de santé des femmes en France :

  • Bien-être et qualité de vie,
  • Parcours de prévention entrepris,
  • Comportements et modes de vie pouvant impacter leur santé,
  • Maladies chroniques les affectant

Matériel et Méthode

> Recueil : les données du baromètre proviennent de différentes sources

  • Des questionnaires : au moment de l’entrée dans la cohorte, les volontaires remplissent plusieurs questionnaires concernant de nombreux aspects de leur santé et de leur environnement : état de santé, maladies, mode de vie (tabac, alcool, alimentation, activité physique, cannabis, sexualité), situation professionnelle et expositions professionnelles, niveau d’études, revenus, situation matrimoniale, composition du ménage, conditions de vie matérielles. Les femmes remplissent un questionnaire spécifique qui intègre, au-delà des questions communes à celles des hommes, des questions propres à la « Santé des femmes » (relatives à : la vie reproductive, les maladies des seins, le suivi et le traitement gynécologiques, la vie sexuelle). Par la suite, les participants reçoivent chaque année un questionnaire de suivi.
  • Un examen de santé (tous les 5 ans): poids, taille, rapport taille-hanches, tension artérielle, électrocardiogramme, vision, audition, fonction respiratoire, examen biologique. Pour les personnes âgées de 45 ans et plus, tests de des fonctions cognitives et physiques.
  • Un appariement aux bases de données de l’assurance maladie et des hôpitaux(données SNIIRAM : Système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie) permet d’extraire des données sur les consommations de soins (consultations médicales, médicaments, examens biologiques et autres) et les hospitalisations.

> Bien-être et qualité de vie : variables étudiées, variables d’ajustement, et analyse statistique

  • Variables étudiées
  1. L’état de santé perçu, mesuré à l’aide d’une échelle de type Likert à 8 niveaux, noté de A-Très bon état à H- Très mauvais état. Un volontaire ayant déclaré un niveau A, B, C ou D sur cette échelle de santé perçue a été considéré en bonne santé et en mauvaise santé pour un niveau E, F, G ou H.
  2. Etre limité pour effectuer les activités courantes depuis au moins 6 mois est une variable à 4 modalités : Oui, fortement limité(e)/Oui, limité(e)/Oui, légèrement limité(e)/Non. Elle a été étudiée en 2 classes (Oui regroupant Oui, fortement limité(e)/Oui, limité(e)/Oui, légèrement limité(e) et Non).
  3. Les variables Satisfaction de la vie de couple et Satisfaction de la vie sexuelle, variables présentées habituellement en Oui (regroupant satisfaisante et très satisfaisante)/Non(Pas du tout satisfaisante/Pas très satisfaisante) a été étudiée.
  4. La fréquence des rapports sexuels au cours du dernier mois a été évaluée chez les volontaires ayant eu des rapports sexuels dans leur vie. A partir de la question principale : avez-vous eu des rapports sexuels au cours du dernier mois ? (Oui, Non, Ne souhaite pas répondre) et de la question sur la fréquence des rapports, une variable a été créée pour rajouter aux modalités existantes (1 à 3 fois dans le mois, 1 à 2 fois par semaine, 3 à 6 fois par semaine et 1 fois par jour ou plus), la modalité aucun rapport sexuel au cours du dernier mois.
  5. Les douleurs au cours des rapports sexuels et le retentissement de ces douleurs sur les rapports ont été étudiés uniquement chez les femmes
  6. Les dyspareunies ont été étudiées en 2 classes : Oui, (après regroupement des modalités parfois, souvent ou toujours) et Non (regroupant les modalités jamais ou exceptionnellement).
    – Le retentissement des dyspareunies sur les rapports sexuels a été étudié chez les femmes déclarant des dyspareunies, quelle qu’en soit leur fréquence, est une variable à 5 modalités : Les douleurs ne gênent pas les rapports/Les douleurs gênent les rapports mais n’obligent pas à interrompre ceux-ci/Les douleurs obligent parfois à interrompre le rapport/Les rapports sont impossibles à cause de la douleur/ne souhaite pas répondre.
  7. Les troubles du sommeil au cours du dernier mois ont été évalués à partir des 4 questions : avoir des difficultés à s’endormir, être réveillé(e) plusieurs fois par nuit, être réveillé(e) beaucoup trop tôt sans pouvoir se rendormir ou être réveillé(e) après une nuit de sommeil de durée habituelle en se sentant fatigué(e) ou épuisé(e).
    Un trouble du sommeil est considéré comme avéré lorsqu’un volontaire déclare avoir eu, au moins un jour au cours du dernier mois, l’un des 4 troubles cités. Une personne ayant 0 trouble est un volontaire déclarant n’avoir eu aucun trouble du sommeil parmi les 4 troubles cités précédemment. Les troubles seront évalués comme une variable binaire : au moins un trouble du sommeil/ aucun trouble déclaré au cours du dernier mois et une variable à 3 classes (0 trouble, 1 à 2 troubles, 3 à 4 troubles).
  8. Les migraines, est une variable binaire (Oui/Non).
  9. L’état dépressif, évalué à partir de l’échelle de CES-D à 20 items dont les scores peuvent évoluer entre 0 et 60, est défini pour un score de 16 et plus (et non dépressif pour un score
  10. La dépression traitée et les tentatives de suicide sont des variables binaires (Oui/Non). Elles proviennent du questionnaire portant sur les antécédents complété par le médecin du Centre d’examens de santé lors de l’examen médical.

  • Variables d’ajustement 
  1. L’âge : 18-29 ans/30-44 ans/45-59 ans et 60 ans et plus.
  2. Le diplôme, variable à 8 modalités : qui ont été regroupées en 2 classes : <baccalauréat et=""> Baccalauréat.</baccalauréat>

  • Analyse statistique
    Une description hommes et femmes pour les variables d’ajustement (diplôme et âge) a été faite.
  1. Comparaisons entre femmes et hommes,
    Pour chaque variable étudiée, on a utilisé une méthode statistique appelée « régression logistique » permettant de voir si la fréquence est différente ou pas entre les deux sexes. Cette méthode permet de calculer un indice appelé « odds-ratio » qui s’interprète de la façon suivante :
    OR=1 : il n’y a pas de différences entre femmes et les hommes
    OR>1 significatif : le risque d’avoir le problème est plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Par exemple pour l’ostéoporose OR=9,8 significatif : les femmes ont 9,8 fois « plus de chances » d’avoir le problème que les hommes.OR le risque d’avoir le problème est moins élevé pour les femmes que pour les hommes. Par exemple pour l’hypercholestérolémie traitée OR=0,7 significatif : les femmes ont 70 % fois « moins de chances » d’avoir le problème que les hommes.
    La significativité s’apprécie au vu de l’intervalle de confiance de l’odds-ratio : un odds-ratio inférieur à 1 est significatif si la borne supérieure de l’intervalle de confiance est inférieure à 1 ; un odds-ratio supérieur à 1 est significatif si la borne inférieure de l’intervalle de confiance est supérieure à 1.
    Comme beaucoup des variables étudiées sont influencées par l’âge et le niveau d’éducation, et que ces paramètres ne sont pas répartis de la même façon parmi les femmes et les hommes, les odds ratios ont été systématiquement « ajustés » sur l’âge et le diplôme le plus élevé obtenu, faisant ainsi en sorte que les comparaisons soient faites à âge et diplôme égal. Mais comme il est intéressant de regarder ce qui se passe selon l’âge, on a également calculé des odds ratios dans différentes tranches d’âge ajustés uniquement sur le diplôme.
  2. Pour les variables « Douleurs au cours des rapports sexuels » et « Retentissement de la douleur sur les rapports sexuels », les analyses sont réalisées uniquement chez les femmes. L’absence ou le faible niveau de diplôme constitue la catégorie de référence à laquelle on compare les femmes diplômées.
    La signification des odds ratios est alors :
    OR=1 : il n’y a pas de différences entre les femmes diplômées et les femmes non ou peu diplômées
    OR>1 significatif : le risque d’avoir le problème est plus élevé pour les femmes diplômées que pour les femmes non ou peu diplômées
    OR